Qui sommes-nous ?

Carole et Dominique Ryser « Une famille, une tradition, une passion … »

La fromagerie Bruand (aujourd’hui Fromagerie Bruand SA) existe depuis 1982, où Mr et Mme Bruand exploitent le commerce à Genève, et ceci jusqu’en février 1998.

A cette date, ils s’installent à Ovronnaz, en Valais, afin d’y ouvrir le Chalet Gourmand qui, en plus de la fromagerie, élargira son activité à l’épicerie fine, la charcuterie, les produits traiteurs, une vinothèque et une partie cadeaux – souvenirs.

A ce moment, Dominique(cuisinier de métier) et Carole Ryser, Bruand fils ont décidé de reprendre le commerce familial à Genève, à la Halle de Rive.

Notre optique de travail a toujours été et sera toujours de promouvoir des produits vrais et artisanaux de petits producteurs, qui aiment le goût et le bon-vivre

 

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Questions-réponses avec Dominique et Carole Ryser :

GF : Vous êtes maintenant la référence à Genève (et ailleurs) pour les amateurs de fromage, comment voyez-vous, avec le recul, le chemin parcouru ?

DR : Cela fait 15 ans que nous avons repris le magasin. On essaie de se perfectionner tous les jours, et nous avons de la chance d’avoir une clientèle fidèle, curieuse et qui nous fait confiance. Tout ces facteurs réunis, nous permettent d’évoluer constamment.

GF : Quel a été, selon vous, la plus grosse difficulté pour vous imposer ?

DR : Nous n’aimons pas le terme « imposer ». Nous faisons simplement notre travail, au mieux de nos convictions.

GF : Et votre plus belle victoire ?

DR : La reconnaissance de grandes tables genevoises,qui nous font confiance et avec qui nous avons un échange non seulement commercial mais aussi humain.

GF : Selon vous, et avec la tendance au « manger maigre » et autres mouvements pseudo-diététiques, quelle est la place du fromage ?

DR : Nous n’entrons pas en matière sur le manger maigre, nous vendons du plaisir. Le fromage reste un des aliments les plus vieux transformé par l’homme, dans l’antiquité ils pratiquaient déjà cette maitrise. les mouvements et modes passent. Le fromage reste.

GF : Du point de vue diététique ou sanitaire, les accusations sont-elles justifiées ?

DR : Les accusations sanitaires comme quoi le lait cru est néfaste pour l’homme est tout simplement un argument marketing de la grande distribution. Si le lait cru était néfaste, nous ne serions pas là, à répondre à vos questions !!!

GF : Le fromage a gagné ses galons dans la cuisine actuelle, alors qu’il était, avant, considéré comme un met de fin de repas. Vrai ?

DR : Oui, nous avons la chance de collaborer avec de grands chefs de cuisine qui travaillent le fromage dans leurs préparations et c’est avec un grand plaisir que nous leur donnons un modeste coup de mains dans l’élaboration de leur plat.

GF Quels sont les fromages les plus demandés ?

DR : Les fromages affinés au lait cru !

GF : Et les moins demandés ?

DR : Les fromages pasteurisés !

GF : Pourquoi ?

DR : Tout simplement pour leurs goûts, leurs arômes, leurs textures au contraire des fromages pasteurisés qui sont fades et morts.

GF : Pensez-vous que les goûts des suisses ont évolué en matière de fromage ?

DR : Dans notre clientèle, une évolution dans la recherche de véritables produits fermiers s’est fait ressentir en voyant autour de nous cette malbouffe nocive pour l’homme( culture intensive, animaux en stabulation, hormones, pesticides etc…)

GF : Quelle est l’influence de l’Europe (voir des autres pays) sur la production (qualité, nouveaux produits) ?

DR : Notre peur, est de rentrer dans une ère de « dictature » des gros distributeurs de bouffe planétaire, dirigés de mains de fer par de très grosses sociétés alimentaires…

GF :  Vous avez été des pionniers des « accords » (vin-fromage, thé-fromage), que nous réservez-vous pour 2011 ?

DR : Une nouvelle version « thé-fromages » est en préparation. Vous trouverez d’ailleurs sur le site nos vidéos de présentation.

GF :  Vous faites partie de Guildes et association professionnelles variées ; pensez-vous que l’interaction entre ces groupes est plus importante qu’avant et qu’en ressort-il ?

DR : Oui, ces interactions nous permettent des échanges entre passionnés pour combattre la mal bouffe.

GF : Question à Carole : comment gérez-vous l’activité de femme de Dominique, de femme au foyer (et vos 2 charmantes filles) avec votre travail chez Bruand ?

DR : J’ai la chance de travailler 3 jours par semaine et le reste du temps je m’occupe de la gestion du magasin ainsi que de mes enfants. Mes journées sont bien remplies mais quand on aime, on ne compte pas!

GF :  Vous êtes installé depuis des années à la Halle de Rive ; prévoyez-vous l’ouverture de Bruand dans d’autres villes, pays ou dans d’autres quartiers de Genève ?

DR : L’envie de se développer reste présente mais où et quand?

GF : Enfin, question plus personnelle : en dehors du travail, quelles sont vos passions et projets ?

DR : La famille, nos amis autour d’une bonne table et de s’investir dans notre commune.

GF : Que va-t-il advenir du Club Bruand ?

DR : Le club s’est arrêté depuis un certain temps, par manque de temps pour organiser les événements.

GF : Un dernier mot ?

DR : NOUS NE PRATIQUONS PAS UN TRAVAIL, NOUS VIVONS UNE PASSION ENSEMBLE.

 

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© 2011. Propos recueillis par G. Forestier, pour wild-fields.com